Retour sur le C2D : la densification du Grand Paris

Jeudi dernier, j’ai ouvert avec le Préfet François Leblond, président du Conseil du développement durable des Hauts-de-Seine, une nouvelle étape dans la réflexion menée par le C2D. Au cours des prochains mois, nous allons en effet nous réunir plusieurs fois, notamment lors de commissions de travail, pour plancher sur la densification du Grand Paris.

Ce sujet porte sur les conséquences en matière de densification et de qualité de vie de la mise en œuvre du Grand Paris. Cela concerne le C2D, car le thème abordé est éminemment durable. Les Hauts de Seine sont un territoire fortement urbanisé, à 100% selon l’INSEE, même s’il existe des espaces naturels remarquables qu’il faut préserver. Et nous savons que le futur des territoires urbains, des villes, se confond avec celui de la planète et de ses habitants. C’est donc un sujet qui concerne le développement durable en ce qu’il renvoie également à la notion « agir local – penser global » propre au développement durable.

Par ailleurs, nous connaissons tous la crise du logement en Ile de France et nous pouvons tous tenter d’apporter collectivement une réponse pour y remédier. Néanmoins, personne ne souhaite reproduire les erreurs urbaines qui ont pu être commises dans le passé ni porter atteinte à la qualité de vie propre au département des Hauts de Seine.

Dans ce contexte, ce sujet va obliger le C2D à être inventif et créatif.
Le C2D a déjà beaucoup travaillé sur ces sujets : en 2006 lorsqu’il avait été saisi pour avis sur le projet de SDRIF et en 2010 sur ce qui n’était alors que le projet de loi du Grand Paris.
Désormais, la Loi du Grand Paris a été votée, elle fixe un schéma de transport et des objectifs de construction de logements. Elle va donc vraisemblablement emporter des modifications de la physionomie du territoire des Hauts de Seine.
On peut y voir une contrainte. Mais on peut également considérer que ce réseau de transport constitue une formidable opportunité d’anticiper l’avenir. Désormais, il ne s’agit pas en effet de prévoir les aménagements autour de l’arrivée d’UNE station de métro créée dans l’extension d’une ligne existante : il s’agit de prévoir l’impact qu’auront 12 gares sur l’ensemble du territoire alto séquanais. Dès lors, le C2D peut travailler utilement à mettre en avant des recommandations et préconisations afin que l’arrivée du réseau de transport s’accompagne d’un développement du territoire harmonieux et durable. C’est mon souhait en tant que Vice-Président du Conseil Général et du C2D, et je ne doute pas que nous arrivions à formuler des propositions renouvelées et pertinentes.

Le C2D n’est pas un lieu où des décisions sont prises mais un lieu d’échange et de dialogue entre des représentants très divers : élus, membres de la société civile, personnalités qualifiées, pour arriver à une contribution de vue commune. Il est important qu’un tel lieu permette de confronter la diversité des points de vue lorsqu’apparaissent des sujets aussi complexes, et porteurs d’autant d’enjeux pour l’avenir des Hauts de Seine, que celui que nous commençons maintenant à aborder.

Je vous tiendrai bien sûr informés de la suite de ces échanges.
A très vite.

Philippe Pemezec

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