Pour mieux comprendre cette rentrée un peu particulière…

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En cette rentrée, notre commune concentre toute son énergie à mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires dans les meilleures conditions possibles, malgré les réserves que l’on peut émettre, les difficultés d’organisation que cela suscite et le prix que cela va coûter.

Comme vous le savez, cette réforme nous a été imposée sans concertation par l’État. J’insiste sur ce point car trop souvent, au Plessis-Robinson ou ailleurs, j’entends, à tort, des parents reprocher à leur commune de mettre en œuvre cette réforme.

La loi a été votée. Elle s’applique à nous.

Les choses doivent être claires : comme beaucoup de municipalités, de familles, d’enseignants et de professionnels de l’enfance, nous ne voulions pas de cette réforme telle qu’elle nous a été imposée, à un moment où la crise touchait déjà de nombreuses familles.

En effet, dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint pour les collectivités locales, nous devons en supporter en grande partie le coût, qui s’ajoute :

  • à une baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) que nous verse annuellement l’Etat,
  • à l’augmentation de la péréquation financière, processus visant à ponctionner les villes bien gérées en faveur de certaines communes de l’est parisien ayant fait des choix de gestion hasardeux,
  • à l’augmentation de la TVA,
  • à l’augmentation des cotisations de retraite,
  • à l’augmentation du gaz et de l’électricité.

Même pour une commune comme la nôtre dont la gestion a toujours été rigoureuse, c’est insupportable.

Vous ne mesurez pas le niveau de révolte intérieure du maire que je suis et de son équipe municipale, confrontés une fois de plus à une mesure improvisée et inconséquente dont les premières victimes sont les familles. Elles doivent réorganiser leur quotidien sans en obtenir les avantages attendus pour leurs enfants. Et que dire de l’impact sur l’organisation des entreprises qu’on ne mesure pas encore ! La meilleure et plus inquiétante illustration de l’amateurisme d’une telle décision s’incarne dans le départ, trois jours avant la rentrée, du ministre devant mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires… Du jamais vu.

Quoi qu’il en soit, parce que c’est la loi et ne souhaitant pas mettre en difficulté les familles, la Ville, suite à de nombreuses réunions de concertation avec les associations de parents d’élèves et l’Education Nationale, a mis en place un nouvel emploi du temps comprenant les temps d’activités périscolaires (TAP). Au cours de cette concertation, personne n’a été oublié et les services municipaux n’ont pas ménagé leurs efforts pour recueillir les avis de chacun dont il a fallu faire la synthèse. Que de temps et de nos impôts auront été consacrés à ce travail !

Les TAP ont donc lieu le vendredi après-midi et seront l’occasion pour la majorité des enfants d’avoir, entre autres, accès à l’anglais. C’était un souhait de notre municipalité : permettre au plus grand nombre de découvrir les langues vivantes dès le plus jeune âge compte tenu du retard de notre pays dans ce domaine.

Enfin, il apparaît aujourd’hui que cette réforme aura indéniablement un impact financier. Comment pourrait-il en être autrement ? Cependant, s’agissant des tarifs des activités périscolaires, seule la gratuité n’a pas été reconduite. En effet, jusqu’à présent, un système de forfait permettait aux familles d’obtenir, au-delà d’une certaine fréquentation mensuelle, des prestations gratuites. En raison des nouvelles contraintes financières que l’Etat fait peser sur nous, nous avons dû y mettre fin. Chaque service a un coût et celui de cette réforme ne sera pas des moindres.

Certains parents me rappellent, comme l’indique un document municipal publié en juin, que « les coûts de la réforme seront supportés par la Ville, la CAF et l’Etat ».

  • Et bien oui, la Ville, ce n’est pas une entité abstraite, sans âme : la Ville, c’est nous… C’est vous… Ce sont les foyers robinsonnais. Et donc, nos impôts, qui je le rappelle, n’ont pas augmenté depuis quatre années.
  • La CAF, elle, est loin d’être un exemple de bonne gestion. Ce serait même plutôt l’inverse : on peut donc légitimement s’interroger sur la pérennité de ses dotations qui de toute manière, ne couvriront qu’en partie le coût de la réforme.
  • L’Etat, quant à lui, réduit progressivement nos recettes et aggrave nos dépenses.

Il me semblait nécessaire et essentiel de rappeler à chacun ces vérités.

Maintenant, nous faisons appel à votre compréhension : cette mise en place est, comme vous pouvez vous en rendre compte, complexe en matière de gestion et nécessite une période d’adaptation. Naturellement, cette situation s’améliorera vendredi après vendredi, grâce à la forte implication de nos agents, dont certains sont encore en cours de recrutement.

Bien sûr, comme toujours, nous écouterons ce que les familles ont à nous dire. Nous sommes encore en phase de mise en place, d’observation et d’évaluation, et inévitablement, nous devrons, dans chacun des domaines liés à la réforme, adapter, ajuster, régler, autant que cela sera nécessaire.

Si des décisions sont à prendre dans l’intérêt général, nous les prendrons évidemment en toute responsabilité.

A votre avis