Pour le référendum et contre l’irresponsabilité

A mon sens, le référendum fait partie intégrante du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En cela, je ne peux condamner la volonté d’un responsable politique de consulter ses concitoyens aux moments les plus graves de l’histoire de leur pays, ceux qui engagent l’avenir des futures générations. C’est d’ailleurs l’occasion pour l’homme d’Etat d’expliquer, de convaincre, de s’engager, puis de tirer les conséquences du vote.

Voilà aussi pourquoi je regrette que la décision du premier ministre Georges Papandréou intervienne après des pourparlers difficiles entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel et alors que les nations européennes ont parlé d’une même voix et se soient accordées sur le plan de sauvetage de la Grèce. Georges Papandréou n’a jamais évoqué l’hypothèse d’un référendum pendant toute la durée des négociations. Sa décision est donc incompréhensible. Elle est aussi dangereuse pour l’ensemble de l’Europe qu’elle prend le risque d’entraîner dans sa chute.

J’ai aussi lu que certains, en France, ne se sont pas privés d’entrer dans la polémique, prouvant une nouvelle fois leur incapacité à se montrer dignes dans les moments qui doivent pourtant laisser place à la responsabilité plus qu’à la politique de bas étage. Je parle bien sûr du Parti socialiste, qui surfe sur les inquiétudes et jette de l’huile sur le feu. Une nouvelle preuve qu’en pareille circonstance, on ne peut pas laisser la barre du navire France à n’importe qui.

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