L’urbanisme selon le Prince Charles

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Chers amis,

Vous l’ignoriez peut-être, mais le Prince Charles est intéressé par les problématiques d’urbanisme, ce qui le pousse à mettre en avant une conception à la fois classique et prospective des différentes questions urbaines.

Il m’a semblé intéressant de vous présenter ici ses principales idées visant entre autres à la création de villes à l’échelle humaine. Le site urbanews.fr synthétise sa pensée à travers quelques grands principes, qui me paraissent très pertinents, et peuvent nourrir notre réflexion sur ce qu’est un bonheur de ville.

Ainsi, l’urbanisme selon le prince Charles doit respecter le paysage et intégrer la nature, parler un langage propre et cohérent, éviter les contrastes trop importants entre les bâtiments, tout en évitant l’homogénéité d’un tout-béton qui selon moi conduit à des villes sans identités. De plus, il défend également la recherche de la densité, ce qui ne passe pas forcément par la construction de grands ensembles. Les rues et espaces publics doivent favoriser le cheminement piétonnier, et l’utilisation du mobilier urbain permettre de réguler les flux automobiles.

Si la pensée de l’héritier de la monarchie anglaise est plus complexe que ces quelques éléments, ces derniers m’ont donné l’envie de vous livrer, à l’heure de la révision de notre PLU, principal levier d’action de la politique municipale d’urbanisme en France, quelques réflexions personnelles.

En effet, il me semble que notre ville, dans sa quête d’un développement harmonieux, doit poursuivre sa densification raisonnée et maîtrisée. Je n’ai jamais voulu que le Plessis-Robinson subisse sur son sol l’édification de bâtiments et de quartiers sans âme que l’on retrouve dans de trop nombreuses communes aujourd’hui. Les quartiers robinsonnais actuels et futurs, s’ils ont leurs différences, témoignent à mon sens d’une cohérence à la fois architecturale et fonctionnelle, notamment basée sur une attention accrue portée aux espaces publics. S’il existe bien sûr différentes manières de penser le bonheur de ville, je reste convaincu aujourd’hui que l’architecture douce ne reniant pas certains éléments traditionnels est le meilleur moyen de bâtir une ville plus agréable.

A très vite,

Philippe Pemezec

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