LES MAIRES EN COLÈRE DISENT « STOP » !

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Loi MAPTAM, loi NOTRe, réforme de la DGF, multiplication des normes, des contraintes et des schémas en tout genre…

Toutes ces lois, réformes et dispositions sont prises sans aucune concertation et en dépit du bon sens. Le Gouvernement agit à la hussarde pour spolier les pouvoirs et les ressources des communes. Nos concitoyens en seront les premières victimes !

Les maires ont mis des dizaines d’années pour façonner un caractère à nos villes, développer un tissu d’entreprises et créer de l’emploi local.

À partir du 1er janvier 2016, le Gouvernement a décidé de récolter lui-même, au nez et à la barbe des collectivités locales, les fruits d’années d’effort et de travail, pour les donner à une usine à gaz technocratique : les territoires et la Métropole du Grand Paris.

Deux couches supplémentaires au mille-feuille administratif !

Alors que la réduction du train de vie de l’Etat est une priorité absolue, c’est un nombre incalculable de nouveaux collaborateurs et fonctionnaires que devront financer les contribuables.

Communes, Territoires, Département, Métropole, Région, Etat

Nous risquons la congestion administrative quand nous devrions libérer les énergies créatrices. Ces lois, réformes et dispositions vont bouleverser le quotidien des citoyens et alourdir leurs démarches. Elles vont ponctionner trois quarts du budget des communes et les déposséder de leurs prérogatives essentielles.

Demain, qui va s’occuper de nos enfants et de nos aînés ? Qui va financer nos crèches ? Qui va s’occuper de nos logements ? Qui va décider de l’urbanisme de nos villes ? Qui va entretenir nos routes ?

Maires de villes aux profils et aux réalités fort différents, ensemble, nous nous alarmons.

Pour de nombreuses questions de la vie courante, les services municipaux ne seront plus les interlocuteurs des citoyens.

Il faudra s’adresser au siège social du territoire ou à la métropole. Quant aux Offices Publics de l’Habitat, outils sociaux au plus proche des réalités et des besoins des citoyens, ils seront centralisés et perdront par conséquent leur fonction de lien social.

Les Maires sont encore les femmes et hommes politiques préférés des Français. Ils ont une proximité sans égal avec leurs habitants et comprennent mieux que quiconque leurs préoccupations quotidiennes, leurs difficultés et leurs aspirations.

Les élus et les services municipaux sont, pour nombre de nos concitoyens, l’unique intermédiaire avec l’Etat et ses administrations, parfois aveugles et implacables. Dans le domaine de la lutte contre l’exclusion, ils sont toujours à l’écoute et constituent souvent le dernier recours.

Nous croyons à l’efficacité de ces services rendus aux usagers.
Nous voulons continuer à protéger nos concitoyens, face à une crise particulièrement dure.
Nous voulons préserver la démocratie locale et les services publics de proximité.

Nous aimons nos villes. Pour tous nos concitoyens, nous voulons une République accessible. Nos communes font partie intégrante de notre identité. Pourquoi les déposséder de leurs pouvoirs au moment où les citoyens sont demandeurs de proximité, d’humanité, de solidarité et d’efficacité ?

Nous, Maires de France, avons décidé de nous constituer en collectif « J’aime ma ville, Maires en colère ! » afin de préserver notre démocratie locale et de défendre nos communes comme nos concitoyens.

Nous, Maires de France, engageons l’ensemble des députés et sénateurs à s’opposer énergiquement au projet de loi NOTRe, ce texte mortifère pour nos communes d’Ile-de-France et d’ailleurs, actuellement en discussion au Parlement.

Nous, Maires de France, appelons enfin l’ensemble des élus et des Français qui aiment leur ville et veulent la sauver à nous rejoindre.

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