L’énergie nucléaire : un choix stratégique pour la France

Nous avons eu le plaisir d’accueillir hier soir une experte. Successivement conseiller au développement durable à la présidence de la République, en charge de la préparation du Grenelle de l’Environnement, Présidente de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, administratrice de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, puis Secrétaire d’Etat à l’Ecologie ayant défendu les lois Grenelle I et Grenelle II, Chantal Jouanno était la personnalité idéale pour nous parler des enjeux du nucléaire et des énergies vertes.

Son approche et sa réflexion sont précieuses, à une période où, Fukushima oblige, nous avons senti dans l’opinion un certain doute sur la continuité de notre politique nucléaire.

Raison de plus pour répéter que l’écologie est une chose bien trop sérieuse pour la confier aux écologistes et à leurs otages socialistes.

Nous avons assisté dès l’entrée en campagne de François Hollande à une véritable cacophonie :

– entre les tenants extrémistes et jusqu’au boutistes de la sortie immédiate du nucléaire et ceux pronant une diminution de 25% de l’énergie nucléaire à l’horizon 2025,

– entre ceux exigeant l’arrêt de la filière Mox, nom du combustible utilisé dans les centrales nucléaires, et les socialistes qui ont réintroduit en catimini la poursuite de la filière dans leur programme.

Sur fond d’embrouille politique, socialistes et écologistes négociaient la fermeture de centrales nucléaires françaises contre des circonscriptions électorales, dans le dos d’Eva JOLY.
Et je dois vous dire que je suis profondément choqué par tant de cynisme. Pour des raisons hautement politiciennes, la fermeture de Fessenheim a été inscrite au programme du candidat socialiste et se ferait donc au détriment de ses 700 salariés ainsi que 200 prestataires.

Ludwig ERHARD ancien chancelier allemand démocrate-chrétien dans les années 60 rappelait qu’ « un compromis, c’est l’art de couper un gâteau de telle manière que chacun pense avoir la plus grosse part ».

Leur gâteau serait bien indigeste car la fermeture de 24 réacteurs, implique non seulement un surcoût de 60 milliards d’euros en vingt ans, mais menace en plus, pas moins de 20.000 emplois auxquels il faut ajouter tous les emplois directs et indirects !

Le maintien de la filière nucléaire française est donc essentiel puisqu’il fournit les ¾ de l’électricité dont notre pays a besoin, et qui est à la source de notre indépendance énergétique voulue par le Général de Gaulle.

Cela ne nous empêche pas de rechercher d’autres énergies renouvelables, qui constituent à la fois les gisements d’emplois de demain, et des technologies qui participe à la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est la voie tracée par Nicolas SARKOZY, et je suis persuadé que le 6 mai prochain, avec lui, s’ouvrira une nouvelle étape dans notre politique énergétique placée sous le double signe de l’innovation et de l’attention portée à une filière qui représente 400 000 emplois directs en France !

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