Le développement durable dans les Hauts-de-Seine : un projet collectif

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En ma qualité de vice-président du Conseil général, chargé du Développement durable, de l’Aménagement du territoire et de l’Égalité des chances, j’ai souhaité que se réunisse, mardi 4 décembre 2012,  le Conseil de développement durable des Hauts-de-Seine (C2D92) pour mener une réflexion relative au « fret et à la logistique urbaine ».

Dans un territoire fortement urbanisé comme le nôtre, l’enjeu de la logistique urbaine consiste à acheminer dans les meilleures conditions environnementales, sociales et économiques, les flux de marchandises qui entrent, sortent et circulent dans le département.

C’est la raison pour laquelle il était important non seulement d’aborder cette thématique, mais également de réunir le C2D, qui, par sa composition d’élus, de représentants socio-économiques, associatifs et de membres de la société civile, permet de confronter la diversité des points de vue lorsqu’apparaissent des sujets complexes et porteurs d’enjeux pour l’avenir des Hauts-de-Seine, tel que celui de la lutte contre les gaz à effets de serre.

A ce titre, des recommandations et préconisations utiles ont été formulées, relatives, par exemple, à la localisation, au dimensionnement des aires de livraison, à  leur intégration dans le paysage urbain, l’apport des nouvelles technologies,  le développement des livraisons nocturnes  etc…

Pour ma part, j’ai le sentiment que la problématique du fret est largement liée à la globalisation de l’économie.

Et à ce titre, il me paraîtrait judicieux de porter notre réflexion sur les moyens de raccourcir les circuits de production et de distribution.

Car la proximité, à mon sens, est source de maintes économies d’énergie, d’efficacité économique, et de mieux-être sociétal.

Produire au plus près du consommateur, c’est non seulement revenir en quelque sorte au fondement de l’échange, mais c’est également lutter contre la surenchère en matière de transport, qui nous oblige à des investissements toujours plus coûteux.

Le 4 décembre fut donc une belle journée pour le développement durable, au lendemain de la réunion de la Commission Permanente du Conseil général, au cours de laquelle un certain nombre de subventions furent votées pour des opérations d’enfouissement des réseaux aériens d’électricité basse tension, à Chaville, Meudon, Rueil-Malmaison, Vaucresson, Courbevoie, Sceaux, Châtillon, Suresnes, mais également pour un programme de travaux de 420 000 euros concernant l’aménagement de 5 passages à faune sur les communes de Villeneuve la Garenne, Marnes-la-Coquette et Vaucresson, dans le cadre de notre engagement en faveur de la biodiversité.

Enfin, après plus de six années d’existence,  il est apparu nécessaire de faire évoluer les « Trophées IDEES » (Initiatives Durables pour l’Environnement, l’Economique et le Social dans les Hauts-de-Seine) qui récompensent les réalisations à caractère innovant allant dans le sens du développement durable sur le territoire altoséquanais.

En particulier, a été créé, dans la catégorie « entreprise »,  un nouveau prix intitulé le prix « innovation entreprise » d’un montant de 4000 euros récompensant, non plus une réalisation, mais un projet émergent innovant (un produit, un service, une pratique…).

En matière d’écologie, on entend souvent de beaux discours.

Au Conseil général, nous agissons au quotidien.

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