L’air de rien

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La nouvelle est passée pratiquement inaperçue, cachée à l’article 55 du Projet de loi de finances 2015. Il faut dire qu’il y avait déjà beaucoup à redire de ce budget catastrophique, confirmant l’échec économique du gouvernement et son incapacité à combler le déficit structurel de la France.

Que dit donc cet article du PLF 2015 ? Et bien il supprime purement et simplement l’aide mise en place pour compenser – a minima – la réforme des rythmes scolaires, excepté, comme souvent, pour les communes que l’Etat considère comme étant « les plus pauvres ».

Vous le savez, cette réforme des rythmes scolaires a déjà été adoptée dans la douleur, tant pour l’(in)organisation complexe qu’elle impose aux familles et aux communes que pour son coût pour les collectivités. Pour limiter la casse, l’Etat s’était donc engagé, par la voix de ses ministres de l’Éducation nationale successifs, à compenser la mise en place de cette réforme, par la création d’un fond d’amorçage les deux premières années.

Cette décision est donc un grave retournement et un nouvel accroc aux relations financières entre l’Etat et les collectivités, dont je vous dressais déjà il y a quelques jours le portrait…

Pour notre commune, il s’agit d’un manque à gagner de près de 120 000 euros !

Sur le fond, la différence de traitement entre les communes est discriminante et va à l’encontre du principe d’universalité de l’éducation, qui devrait être la même pour tous, comme la justice ou la sécurité.

A très vite,

Philippe Pemezec

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