France-Arménie : le combat continue

Je participais tout à l’heure à une réunion du groupe interparlementaire d’amitié France-Arménie au Sénat. La ville du Plessis-Robinson dont je suis le maire est liée d’amitié depuis 2005, année du 90ème anniversaire du génocide arménien, avec Arapkir, une communauté d’Erevan, capitale arménienne.

J’attache beaucoup d’importance aux relations que la France entretient avec ce pays, d’autant plus qu’au cours de la mandature 2002-2007 où je siégeais à l’Assemblée Nationale, j’ai eu à cœur de me consacrer à la question du génocide arménien. J’avais d’ailleurs déposé une proposition de loi visant à réprimer sa négation. Pour les historiens, il est clair que la politique de déportation, de destruction et d’assassinats mise en œuvre par le gouvernement Jeune Turc à l’encontre des populations arméniennes entre 1915 et 1916 constitue bel et bien un génocide. Si la France l’a officiellement reconnu par la loi du 29 janvier 2001, elle n’a aucune incidence juridique ni conséquence répressive, contrairement à d’autres négations de génocide. Le travail du législateur étant de combler certains vides juridiques, j’avais alors souhaité conférer plus de portée à la reconnaissance de ce drame par l’invocation du délit de négationnisme. J’ai donc voté une proposition de loi contre la négation du génocide arménien en 2006, qui malheureusement, si elle a été adoptée par l’Assemblée nationale, n’a jamais été présentée au Sénat. Il nous reste encore du travail à faire pour que ce drame arménien soit pleinement reconnu par tous.

Mots-cle: , ,

A votre avis