Charles Pasqua, « Maires en colère », subvention à l’association des élus du RER B, situation comptable de la commune : retour sur le conseil municipal du 9 juillet

Les dossiers proposés au vote de notre conseil municipal jeudi soir revêtaient une grande importance pour la vie de notre commune et des Robinsonnais. On peut citer notamment :

–       le déclassement d’une partie du domaine public pour la mise en place d’une quatrième rampe d’accès au marché.

–       L’approbation du règlement local de la publicité, qui limite la pollution visuelle sur la Ville

–       Dans le cadre du vote du budget supplémentaire, nous avons attribué une subvention à l’association des élus du RER B Sud afin de conduire une étude sur la modification du tunnel de Châtelet.

–       La mise en place du centre social oeuvrant pour les familles, les jeunes et les aînés, qui va remplacer la maison des parents, mais dont, vous le savez, le financement par l’Etat va chuter de manière brutale.

–       Comme à son habitude et fidèle à son incohérence, l’opposition n’a pas voté favorablement la cession d’un bien communal… qui permet pourtant ent cette période délicate pour les finances des collectivités d’encaisser des recettes.

A l’issue du conseil municipal, le comptable public, représentant de l’Etat,  a présenté la situation financière de notre commune. Le bilan est en tout points satisfaisant et son exposé a permis à tous d’appréhender la bonne santé du Plessis-Robinson. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les prochaines semaines…

 

Deux autres délibérations méritaient une attention particulière : j’ai proposé un vœu au vote des élus du conseil municipal pour soutenir l’action de l’AMF et des « Maires en colère » visant à alerter solennellement les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’État. Tout le bureau de l’Association des Maires de France, qui représente  des sensibilités politiques de droite comme de gauche, appelle, par la voix de son président à une manifestation le 19 septembre prochain, dans la lignée des actions initiées par le collectif des maires en colère. Je vous invite nombreux à vous y joindre.

 

Enfin, comme je vous l’avais annoncé, le conseil municipal s’est prononcé pour que l’actuelle place de la Résistance porte désormais le nom de place Charles Pasqua.

Charles Pasqua, qui vient de disparaître à 88 ans, a été président du Conseil général des Hauts-de-Seine de 1973à 1976 et surtout de 1988 à 2004. Pendant les seize ans de son deuxième mandat, il a été un artisan majeur de la transformation du Plessis-Robinson et de réussite de la ville que vous connaissez aujourd’hui.

Grâce au soutien du Conseil général et de l’Office HLM du 92, nous avons pu :

  • Mettre en route un plan d’urgence pour le logement dès 1990 afin de rénover une grande partie du parc HLM
  • Reconstruire le collège Romain-Rolland et aménager le quartier du Bois des Vallées
  • Créer de toutes pièces le Cœur de Ville sur des terrains qui appartenaient en partie au Département
  • Réaliser la réhabilitation de la Cité basse et la reconstruction de la cité haute, notamment la nouvelle cité-jardins dont il a présidé l’inauguration en 2008.

En 1993, c’est lui qui a lancé l’idée du Pacte 92, un programme de rénovation urbaine révolutionnaire, visant à réconcilier l’urbain et l’humain. Il a souhaité que Le Plessis-Robinson soit ville-pilote de ce Pacte, ce qui nous a permis de réaliser :

  • Le jardin de Robinson
  • L’ouverture de l’avenue de la Libération vers le Parc des sports
  • La transformation du secteur Joliot-Curie et de son groupe scolaire
  • La reconstruction du groupe scolaire Louis-Hachette.

Nous n’avons pas pour tradition de donner à nos voies des noms d’hommes ou de femmes politiques, sauf si ceux-ci ont eu un rôle dans l’histoire de la ville. Dans le cas de Charles Pasqua, non seulement il aimait à venir au Plessis-Robinson – et il était encore avec nous il y a quelques mois – mais il a eu un rôle déterminant dans l’histoire des vingt-cinq dernières années de notre ville et dans le paysage du Plessis-Robinson. Il a donc toute sa place dans la mémoire urbaine de notre ville.

Pourquoi la place de la Résistance ?

Charles Pasqua était unanimement reconnu comme un grand résistant, rappelons qu’il s’était engagé dès l’âge de 15 ans dans le mouvement de Libération nationale. Au-delà, il a été toute sa vie un patriote engagé et un grand serviteur de la République : deux fois ministre de l’intérieur, de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995, il a démontré chaque fois des capacité d’homme d’état, incarnant le courage – notamment face aux menaces terroristes – et une véritable vision d’avenir, en particulier sur l’aménagement du territoire.

Il est donc idéalement placé pour  donner son nom à cette place qui est au carrefour des réalisations urbaines auxquelles il a contribué largement.

Ce choix n’efface pas le nom de la Résistance dans les rues du Plessis-Robinson, puisque nous avons aussi une avenue de la Résistance. Une place et une avenue portant le même nom était source de confusion, c’est désormais clarifié et c’est un honneur pour nous d’être les premiers en France à honorer monsieur Charles Pasqua. Il nous a tellement donné que ce geste s’imposait naturellement.

 

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