Sortir de la crise : « L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances »

Alors que 2012 et les échéances présidentielles et législatives s’ouvrent à nous, nous étions près de 300 à être rassemblés pour réfléchir et débattre du contexte économique et financier particulièrement difficile que nous traversons, et dans lequel plus personne n’a de certitudes.

Dans l’affaire des primaires du parti socialiste, ce qui est vraiment intéressant, ce n’est pas la mobilisation électorale, même si elle dépasse les prévisions du parti, mais qui ne représente que 4% des citoyens inscrits sur les listes. Non, ce qui est intéressant, ce sont les fractures idéologiques entre les différents candidats socialistes, concernant l’économie et la finance mondiale.
Quel que soit le candidat qui sortira vainqueur de cette primaire, une certitude est là : aucun d’entre eux n’a de vision économique claire et cohérente et n’a pu rassurer les Français sur la capacité de la gauche à tenir les rênes du pays dans un contexte aussi difficile.

De notre côté, nous n’avons pas besoin de primaires pour constater que notre président Nicolas Sarkozy a fait la preuve, pendant la crise de 2008 et ces dernières semaines, qu’il sait être ferme dans la tourmente et capable d’entraîner derrière lui, quand c’est nécessaire, les chefs d’état qui comptent aujourd’hui.

La réunion du club de la 12ème sur le thème « sortir de la crise », a permis de réunir sur un même plateau deux personnalités éminentes qui ont pu nous éclairer, dans un contexte à l’évidence très anxiogène, pour chacun des foyers français qui s’interroge sur la profondeur de la crise et sur son impact sur notre vie quotidienne, dans les mois et les années à venir.
Il s’agissait de Patrick OLLIER, Ministre des Relations avec le Parlement, Maire de Rueil-Malmaison et Roland LASKINE, journaliste. Avant d’être ministre, Patrick Ollier était président de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire de l’Assemblée nationale et j’ai eu le plaisir de siéger et de travailler avec lui, ce qui m’a permis d’apprécier ses compétences en la matière. Très clair dans son propos, il a expliqué que si la France ne s’était pas lancée dans une ample politique de réformes, la note triple A de notre pays ne nous serait sans doute déjà plus attribuée, comme c’est maintenant le cas de plusieurs pays occidentaux.

Roland LASKINE, Rédacteur en Chef du Figaro Bourse, nous régale régulièrement de ses analyses fines et pertinentes. Il a su, tout en présentant les mécanismes techniques qui nous ont conduit à la crise, nous rappeler que depuis 1974, aucun budget de l’Etat n’avait été voté à l’équilibre…

Jean-Pierre SCHOSTEK et Jean-Didier BERGER, comme moi-même pouvons témoigner, à l’occasion de nos visites de terrain, combien cette crainte peut freiner les initiatives et peser sur le moral des ménages, qui se posent de nombreuses questions :

Les marchés sont-ils responsables de la crise et faut-il les réguler ?
Les agences de notation mettent-elles de l’huile sur le feu et quelle est leur légitimité?
Peut-il y avoir un effet de contagion jusqu’en France de la crise de la dette grecque ?
La zone euro nous permettra-t-elle de sortir de la crise ?
Nos banques sont-elles solides pour relancer l’économie ?
Le crédit à la consommation est-il menacé ?
Comment concilier réduction de la dette et des déficits avec la croissance et la justice sociale ?

A mon sens, si nous sommes arrivés à une telle situation, c’est parce que les politiques ont depuis longtemps démissionné, laissant le pouvoir à la fois à une technocratie triomphante et aux marchés financiers sous contrôle des fonds d’investissement.
Si chacun fait son travail, si les hommes politiques imposent la marche à suivre, si les administrations mettent en œuvre la politique que nous fixons, si les banques retrouvent leur mission première qui est d’alimenter financièrement le système économique et non pas spéculer sur des fonds virtuels, le monde ne pourra que mieux se porter.

« L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances », écrivait Charles de Gaulle.

Les temps troublés de tempête économique et financière que nous vivons mettent davantage en évidence le caractère volontaire de notre Président de la République, le seul capable de tenir la barre du navire France !

Philippe Pemezec

Un retour en quelques photos de la réunion du Club de la XIIème :

Voir le diaporama de photos

Mots-cle: , , , , , , ,

A votre avis