Ma semaine politique du 11 au 17 juin

Pour la proposition de loi relative à l’équilibre territorial et à la vitalité de la démocratie locale

L’équilibre territorial est un enjeu essentiel pour notre pays dans les années et les décennies à venir et il est temps de remédier à la fracture grandissante entre des territoires urbains trop souvent privilégiés par nos gouvernants et des secteurs périphériques, banlieues, bourgs et campagnes qui sont les laissés pour compte de la métropolisation.
Bien que je me méfie de la prolifération des agences en tous genres, je salue donc l’idée de création d’une Agence nationale pour la cohésion des territoires, sur le modèle de l’ANRU que je connais bien puisque j’ai participé à sa création aux côtés de Jean-Louis Borloo.
Mais cette agence ne servira à rien si elle reste une coquille vide, ce qui m’oblige à redire ce que nous, les Républicains, avions défendu lors de la dernière campagne législative : pour un euro investi sur les banlieues, un euro doit être investi sur la France des petites villes et des villages qui est en train de mourir.
Pire encore, le processus d’intercommunalité, présenté comme étant le gage de survie de ces territoires, est en train de les assécher et les priver de leur substance au profit des villes-centres, ce que je dénonçais déjà il y a douze ans dans le livre que j’ai écrit avec mon collègue député Patrick Beaudoin « Le livre noir de l’intercommunalité ».
Si l’on veut sauver nos territoires, si l’on veut avoir encore des élus locaux demain pour gérer nos communes rurales ou celles de banlieue, il faut aller dans le sens de cette proposition de loi : restaurer la confiance, redonner des marges de manœuvre aux maires, leur permettre de choisir au lieu de subir, réinstaurer le droit à l’expérimentation afin de fédérer les énergies et faire émerger les projets d’avenir.

 

Mon coup de cœur  : la revitalisation des centres villes

Nous avons commencé à examiner cette semaine la proposition de loi «revitalisation des centre-bourgs et centre-villes » rédigée par mes collègues Rémy Pointereau et Martial Bourquin. Tout le monde se rend compte que nos campagnes et même nos petites villes de province sont en train de mourir avec la disparition du commerce de proximité. C’est vrai aussi dans beaucoup de nos villes de banlieue et j’ai moi-même du prendre dans ma ville du Plessis-Robinson des mesures fortes pour recréer un pôle commerçant. Bravo donc pour cette initiative et unissons nos forces pour lutter contre la désertification et le développement des villes dortoir.

 

Mon coup de gueule : Autolib, un nouveau fiasco d’Hidalgo

La ville de Paris a jeté l’éponge : le dispositif Autolib qu’elle partage avec les communes de banlieue va disparaître. Après l’échec du remplacement de Vélib, c’est un nouveau fiasco pour madame Hidalgo qui voit toute la politique environnementale impulsée par son prédécesseur partir en fumée. C’est triste pour les Parisiens, et c’est grave pour toutes les communes de banlieue à qui l’on a « vendu » Autolib. Car le groupe Bolloré veut nous faire payer 300 millions d’indemnités. Rendez-vous le 28 juin pour une séance d’explications qui promet d’être houleuse.

A votre avis